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Hume
Scepticisme et phénoménisme
Cette critique va atteindre les idées chères au bon sens philosophique : celle de la substance, des choses extérieures ou de botre moi; celle de l'âme immortelle et de Dieu; celle enfin de la morale.
1. La substance
Cette notion est l'une des plus usitée dans la philosophie antique, médiévale et moderne, mais des plus contestable en doctrine empiriste. Poursuivant la critique de Locke et de Berkeley, H en consomme la ruine. On ne peut la définir avec les scolastiques comme "ce qui peut exister par soi",car cette définition convient à toute perception claire et distincte, i. e. à ce que l'on appelle phénomène ou accident. Pour parler de substance, il faut un groupe de propriétés stable et permanent à travers le temps. Nous admettons en effet ces objets permanents, soit hors de nous, soit en nous.
a. le monde extérieur
Que savons-nous du monde externe? Au sens propre, il nous est impossible d'atteindre autre chose que nos impressions actuelles et leur groupement; par exemple, telle couleur avec telle forme, tel goût, telle odeur constitue une orange.
b. le moi
Si nous ignorons les choses extérieures, ne pouvons-nous pas comme le pensait Berkeley après Descartes, saisir par intuition notre propre substance, notre moi spirituel? Non, l'empirisme ne le permet pas.
2. Spiritualité et immortalité de l'âme
En ce qui concerne la question de l'âme, notre ignorance est un corollaire de la doctrine précédente.