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blog consacré à la philosophie, examens et concours

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y a-il des devoirs envers l'individu?

L’individu a-t-il une valeur? Peut-il être un objet de devoirs?

1. Les thèses sociologiques.

D’une façon générale, on peut dire que l’individu n’a pas de valeur propre( la notion n’aurait tout au plus qu’une valeur méthodique, épistémologique) pour les sociologues(à part les sociologues contemporains bien entendu) et qu’il n’y a pas de devoirs envers lui.

a. Pour Comte, l’i est une simple abstraction. Il a des devoirs et non des droits. De même pour Durkheim il ne peut y avoir de devoirs qu’à l’égard de la société. C’est pour elle que l’i doit se conserver et se développer. La société est l’unique source de valeurs.

b. la sociologie établit en effet  que, chez les peuples primitifs, la valeur de l’i ne peut être reconnue. Seul le groupe est objet de devoirs. Ce n’est que peu à peu que la notion d’i s’est développée et que sont apparus les devoirs à son égard. Les sociologues en concluent que la valeur donnée à l’i est elle-même une création sociale. Elle provient :
- de ce que l’homme moderne et civilisé, appartenant à des groupes sociaux divers et parfois opposés, arrive à se penser progressivement indépendamment de ces groupes. Il est de fait par exemple, que la multiplicité des groupes auxquels nous appartenons peut faire naître en nous des conflits de devoirs : la famille put s’opposer à l’Etat, l’Etat ne pas être d’accord avec la religion. C’est alors au moi individuel qu’il appartient de se prononcer.
- de ce que la s elle-même a besoin d’i originaux et différenciés : la complexité de la vie moderne, de la division du travail exigent le développement d’individualités spécifiques. D’où l’importance attachée aux vocations.

c. mais l’analyse psychologique faite de la conscience, des tendances, de l’intelligence, de la raison montre que tout en l’homme ne relève pas simplement de la création sociale. L’i serait une réalité effective : il faudrait donc qu’il ait une valeur. Le fait que cette valeur ait été et soit encore parfois méconnue ne prouve en aucune manière qu’elle soit illusoire. En admettant la v de l’i, la conscience moderne ne se bornerait pas à traduire une nouvelle exigence sociale : elle découvrirait une vérité. L’i ne serait pas qu’une abstraction - quand bien même il serait tenu pour un concept opératoire d’un point de vue des sciences sociales. Il se saisirait comme tel par une conscience morale désormais bien assise. Il a en effet des tendances propres, il est doué de rationalité et se constitue comme source d’initiative. Il serait donc concevable qu’il existe des devoirs à son égard.
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