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blog consacré à la philosophie, examens et concours

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Morale : élaboration conceptuelle

La morale : élaboration conceptuelle


Les 2 termes qui rentrent dans l'expression « conscience morale » nous sont familiers, mais cette familiarité même requiert un supplément de réflexion pour aboutir à une prise de conscience suffisamment nette de ce qu'implique la vie morale.

Ici, c'est presque uniquement « morale » qui doit nous arrêter. Mais comme le sens de cet adjectif se détermine essentiellement par référence au substantif « la morale », il nous faudra parler plus longuement de ce concept.


  1. « moral » et ses dérivés

Le mot dérive du latin mos employé surtout au pluriel (mores) et qui signifie : « manière de se comporter, façon d'agir, déterminées non par une loi mais par l'usage », Morers se traduit par moeurs, par suite est qualifié de moral tout ce qui se rapporte aux comportements sociaux ou individuels. C'est en ce sens que l'on parle de sciences morales. Ici aucun jugement de valeur n'entre en jeu.


a. l'adjectif « moral ».

Il présente une double acception, d'où résulte une grande ambiguïté dans son usage.

  • dans son acception purement psychologique, m qualifie tout ce qui, dans les données de la conscience, est tenu comme de nature inorganique et peut être pris comme synonyme de psychique. En ce sens on oppose la douleur morale, qui est un sentiment, à la douleur physique, qui est une sensation.

  • Mais m qualifie surtout ce qui se rapporte aux règles relatives à la distinction du bien et du mal (on retrouve le sens courant de morale). Cependant, la m vise la pratique du bien et implique la question du comportement conforme à ces valeurs. D'où un sous-distinction :

    * dans le langage commun, m est utilisé par opposition à « immoral », comme équivalent de moralement bon, i.e. Conforme aux règles et aux valeurs tenues pour le Bien.

    * mais l'usage s'est répandu, par opposition à « amoral », de désigner par m tout ce qui est suceptible d'une qualification m quelconque, i. e. ce qui peut être jugé soit moralement bon ou mauvais. Dans ce sens, sont qualifiés de m tous les actes qui comportent des fautes, aussi bien que les conduites conformes à la règle. On pourrait peut-être trouver dans cet usage une des raisons, sinon la cause, voire l'effet, du relativisme m contemporain.

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