Hume

HUME

    H reprend à son compte le double problème qui faisait le fond de la doctrine de Locke : le problème psychologisme de l’origine et de la classification des idées; le problème critique de leur valeur; et pour le résoudre, il reste fidèle aux deux théories de ses devanciers : l’empirisme et la méthode des idées claires.
    Mais il n’a plus, comme Locke et Berkeley, de préoccupations étrangères à la science qui feraient dévier ses réflexions. Si les conséquences pratiques de ses doctrines peuvent être désastreuses pour la vie, il ne s’en émeut pas mais compte sur l’instinct pour les corriger : « quand une opinion mène à des absurdités, elle est certainement fausse; mais il n’est pas certain qu’une opinion soit fausse de ce qu’elle est de dangereuse conséquence ». Pour lui, les recherches métaphysiques n’ont pas à se justifier par leur utilité ou leur agrément : elle sont comme le sport d’un esprit vigoureux.
    Son unique but est d’expliquer de façon scientifique et rationnelle la vie de notre conscience, comme Newton avait expliqué le mouvement des astres. Cette disposition d’esprit lui permet de conduire logiquement à ses dernières conséquences l’empirisme radical, soumis à la règle de l’idée claire. Or la grande loi de la vie psychique est l’association et l’on peut énoncer ainsi le principe directeur de sa solution : en partant de nos idées simples dont l’objet est infailliblement vrai, toutes nos constructions intellectuelles et scientifiques s’expliquent par les lois de l’habitude et d’association psychologique.
    Pour réaliser son dessein, h, après avoir classer les connaissances et expliqué l’origine des idées abstraites, critique la valeur de la science et celle en particulier du principe de causalité. Il aboutit ainsi à ce qui pourrait être interprété comme un phénoménisme absolu où se rejoindraient les 2 courants (idéalisme et positivisme) auxquels la doctrine de Descartes aurait donnés naissance.

1. La classification

H accepte comme donnée de ses réflexions le seul mode de la conscience. Il suppose comme évident que l’objet connu d’abord par nous n’est jamais le réel externe mai uniquement le « fait de conscience », le « phénomène ou modification subjective. C’Est-ce qu’il appelle en général la perception.




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