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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 12:50
 

Echange monétaire et processus d'émancipation

Depuis Aristote, toute une civilisation a partagé et diffusé le soupçon contre l'argent coupable de remettre en cause la gratuité du monde et du savoir. Cette tendance a perduré même une fois que les économistes se sont mis à considérer l'arg et la production de richesse comme un phénomène comparable aux phénomènes naturels, comme un monde autonome soumis à des lois objectives.

Ce rappel permet de mieux mesurer à quel point Simmel a pu étonner en 1900 avec la publication de sa Philosophie de l'argent (PA) qui expose sur un ton détaché la nature et la fécondité de l'outil monétaire. Par-dessus tout, il insiste sur son rôle d'instrument et sa dimension de la liberté de l'homme moderne. Toute la démonstration est construite à partir de l'expérience individuelle, même si c'est pour montrer que cette expérience se situe dans des conditions objectives dont le développement de l'économie marchande fait partie. L'exposé de cette pensée où l'arg est crédité d'un pouvoir émancipateur décisif est complexe et souvent sinueux. On peut tenter d'y repérer trois ensembles de questions. Le premier porte sur les qualités instrumentales de l'arg. Le second concerne la libération des dépendances personnelles. Enfin le troisième a trait aux nouvelles possibilités d'action de l'individu générés par l'économie monétaire.

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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 10:15
 

Georg Simmel (1858- 1918 ),à la fois philosophe et sociologue, fait porter son ouvrage le plus connu surr un objet économique, l’argent. Les économistes négligent le terme d'« argent » au profit de celui de « monnaie », mais les sociologues ont pris l’habitude, depuis Simmel, de parler d’argent pour désigner le fait qu’il ne s’agit pas d’un problème seulement économique mais qu'il désigne aussi un phénomène de type social. Ainsi, la monnaie a des fonctions économiques – elle permet d’acheter des biens par exemple – et les économistes ne s’intéressent qu’à ces fonctions ; en revanche, les sociologues estiment qu’on doit s’intéresser aussi aux éléments non économiques de l’argent comme, par exemple, le pouvoir dont il est la source.

Dans La philosophie de l’argent , Georg Simmel met en évidence les relations que l’utilisation de plus en plus importante de l’argent entretient avec les divers aspects de l’évolution de la société : les relations avec des phénomènes économiques comme l’échange, la valeur ou le niveau des prix mais aussi des phénomènes sociaux comme la mode, l’essor de la liberté individuelle ou les relations de pouvoir entre individus ou encore avec des aspects culturels comme l’émergence de l’idée de personne ou bien psychologiques comme le type d’attitude que chacun développe à l’égard de l’argent.

Cela oblige donc Simmel à ne pas se cantonner à une seule discipline : au cours de son ouvrage, il se fait aussi bien sociologue qu’économiste, « psychosociologue » (avant l’heure) ou philosophe : en effet il passe, selon son habitude, d'une approche philosophique à une approche sociologique

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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 09:23

Les explications physico-chimiques de la vie

Une attitude consiste à réduire la vie à une caractéristique de processus dits inorganiques spéciaux correspond l’ensemble des théories physico-chimiques de la vie. Les représentants d’une telle manière de voir un îlot vital dans la totalité constituée par un univers où s’enchaînent mécaniquement les phénomènes.

Ils mettent l’accent, par exemple, sur les indéniables analogies rapprochant le fonctionnement vital du jeu des consécutions inorganiques. A l’instar des cartésiens, on parlera légitimement de la pompe cardiaque ou du filtre rénal; on ne sera pas moins fondé à parler de l’élasticité du tissu artériel ou pulmonaire et de la mécanique des leviers osseux.

 

Les explications vitalistes

Le vitalisme au contraire pose la radicale spécificités des phénomènes vitaux par rapport aux processus inorganiques, même s’il ne s’agit pas pour lui de chercher à définir cette spécificité.

L’attitude qui consisterait à attribuer aux fonctions organiques une source spirituelle se traduisant par l’assimilation possible de l’activité biologique à un travail mental peut sans doute être un aboutissement du vitalisme même si elle en déborde le principe se résumant au refus de l’organique à une pure et simple combinaison d’éléments inorganiques.

 

 

La discussion entre vitalistes et mécanistes

Les mécanistes parvenant difficilement à faire sortir des lois de la matière, la forme revêtue par de telles lois glissera vers des abandon partiels qui constituent autant de renonciations à l’essence même de leur doctrine.

Les vitalistes cherchent en vain à définir de la seule manière tenue jusqu’ici pour scientifiquement valable, i. e. en termes empruntés aux constructions physico-chimiques, le principe qu’ils invoquent pour rendre compte de la vie, ou bien renonceront systématiquement à toute explication d’une spécificité pourtant constatée, ou bien proposeront une solution qu’ils auront commencé par exclure implicitement eux-mêmes du champ de l’explication scientifique légitime.
pour un article plus développélink

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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 22:30

LA DEMATERIALISATION DE LA MONNAIE Par rapport aux autres marchandises, l’argent possède deux évaluations forcément conflictuelles : le prix relatif de l’argent-métal comme marchandise et la parité officielle de l’argent-métal contenu dans les pièces de monnaie. Un bien ne peut pas durablement valoir 150 grammes d’ae et 10 livres n’en contenant que 10 grammes sans que la parité de la livre ne s’en trouve affectée. Pourtant une solution simple peut être trouvée à ce problème : la dématérialisation totale de l’argent. Accepteriez-vous d’échanger 15 gr d’ae contre un morceau de papier sans valeur intrinsèque ? la réponse est positive si vous pensez pouvoir ultérieurement échanger ce papier contre 10 gr d’ae. A nature de la monnaie comme processus social apparaît ici pleinement mais le mécanisme n’est pas fondamentalement différent du précédent. Un temps l’argent-monnaie fut converti contre du métal précieux, entretenant l’illusion de la promesse d’être remboursable en métal. Illusion à double titre puisque la convertibilité n’a jamais été synonyme de couverture des billets, et surtout parce que les billets n’ont jamais été effectivement changés : métal et papier ne sont jamais que des promesses d’être remboursés en marchandises si bien que le cours forcé des monnaies se présente souvent comme une solution naturelle aux problèmes économiques. Une promesse de biens n’a en effet jamais l’obligation d’être elle-même un bien doué d’une valeur intrinsèque. Cette solution est connue de longue date par les agents privés sous forme de la « traite » : il est plus facile d’échanger des promesses de remboursement contre des marchandises que des métaux précieux qui jouent exactement le même rôle. Quelle est alors la différence entre ces créances et la monnaie?

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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 14:58

Petite histoire de la guerre

Aristote

La cité et la guerre

La vie des individus au sein d’une communauté politique (la cité, polis) leur est naturelle. Il est tout aussi naturel pour chaque individu de défendre sa cité. « tout comme l’homme est le meilleur des animaux lorsqu’il est complété par a loi, il est le pire de tous lorsqu’il est coupé de la loi et de la justice ; car l’injustice est plus dure lorsqu’elle a des armes et l’homme est né en possession naturelle d’armes en vue de l’usage de la prudence et de la vertu, dont il peut se servir à des fins absolument inverses. » Aristote est conscient de la tendance de l’homme au mal et du même coup de la fragilité de la loi et par conséquent du besoin de proportion de force et de toute contrainte dans une cité en vue d’en assurer la cohésion et bien entendu de la défendre de l’extérieur mais également de ceux qui refusent la loi et se font pire qu’un animal. La guerre se justifie donc.

Il faut considérer cette position en la remettant dans le contexte intellectuel pour lequel, si la cité est naturelle à l’homme, elle instaure néanmoins une rupture forte avec l’ordre naturel.

Guerre et morale

La fin de tout individu est la vie bonne et bien heureuse.

Le Moyen-Age et l’idée de guerre juste

Cette période est avant tout animé par l’idéal chrétien, lequel semble incompatible avec l’idée de guerre.

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