Samedi 12 septembre 6 12 /09 /Sep 09:16
 

Les circonstances de la vie conditionnent-elles la liberté?

 

Lorsqu'il s'agit de juger un assassin, on cherche à expliquer son acte par des mobiles ou des événements passés. Tout se passe comme si son geste avait été déterminé par des circonstances extérieures : il ne serait que l'effet de causes qui l'auraient précédé. Le meurtrier lui-même se présenterait comme le jouet des circonstances extérieures. Ici, pas de liberté : elle est détruite par ces dernières. Or il y a là quelque chose qui résiste à la pensée : il est difficile de concevoir un homme dont les actes seraient entièrement dépendants des circonstances extérieures et l'on a tendance à donner à tout individu la possibilité de s'extraire de ces circonstances. On lui accorde ainsi la capacité d'être libre. Mais le problème se pose aussi à ce niveau. Quand bien même un homme aurait le pouvoir d'être libre, c'est-à-dire de s'extraire du conditionnement des circonstances extérieures, l'exercice de ce pouvoir ne dépend-il pas précisément de telles circonstances.

Tout le problème est de savoir à quoi tient la liberté. S'agit-il d'un pouvoir inhérent au sujet et qui ne dépendrait que de lui (cf. notion de libre arbitre), abstraction faite de toute circonstance extérieure? Ou s'agit-il d'une faculté d'agir qui doit se traduire dans les faits pour exister et qui pour cette raison devrait composer avec les circonstances extérieures et pourrait être conditionnée par ces dernières?

Par skepsis - Publié dans : la philo au baccalauréat
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