Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 18:45

Texte de Hannah Arendt,La condition de l'Homme moderne. Début de l'élaboration de l'explication à partir d'un travail préparatoire.

Par skepsis
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /Jan /2009 18:26

l'Etat est-il à craindre ou son absence ?

L’E apparaît bien souvent comme une contrainte souvent jugée insupportable par les citoyens dont il est pourtant chargé sinon d’assurer le bonheur, du moins une vie acceptable : il faut payer des impôts, respecter des règles qui semblent n’avoir aucune raison d’être, payer des amendes, accepter d’être condamné pour des infractions minimes, quand l’E n’envoie pas ses propres citoyens à la mort (guerre, peine capitale). Tout serait tellement plus facile si cette structure pesait moins, voire disparaissait. D’un autre côté, si l’E disparaissait, les pires dangers seraient imaginables : quelle autre instance serait susceptible de maintenir l’ordre nécessaire à la vie en commun ? qui pourrait empêcher que règne la loi du plus fort et permettre que les plus faibles soient défendus ? qui assurerait les libertés publiques ?…


  1. Peut-on concevoir des sociétés sans E ?

    1. des s sans E. L’E n’est pas indispensable à la s : la preuve en est qu’il existe des s, à l’organisation parfois très sophistiquée, qui ne connaisse pas de structure de nature politique. C’est ce que montre et analyse l’anthropologue Pierre Clastres.

pbl. : il s’agit de s primitives ou du moins « premières ».

  1.  
    1. l’argument anarchiste : l’individu est pourvu d’une valeur souveraine et comme les hommes sont naturellement bons, ils peuvent s’organiser librement en communauté + ou – étendue. Or l’E en imposant à l’individu une structure qui a pour but de l’étouffer a pour effet de détruire ce mouvement propre à l’h.

    2. l’argument ultra-libéral. Le rôle de l’E doit être le plus limité possible et l’idéal serait qu’il disparaisse ou du moins qu’il se contente d’être une instance de juridiction qui arbitrerait des conflits privés. L’individu est en effet par nature libre et rien ne doit venir entraver l’exercice de ce qui constitue son essence.


  1. Anarchie et ultra-libéralisme : la double impasse

    1. Dans un cas comme dans l’autre, il n’est pas difficile d’imaginer le chaos qui suivrait la stricte application de ces théories.

-Tout les tentatives d’instauration de l’anarchie (même à un niveau limité) se sont soldées par un échec –plus ou moins sanglant d’ailleurs (cf. anar russes).

-En ce qui concerne le libéralisme, même les systèmes qui s’en prévalent lui ont imposé des limites (cf. lois anti-trust au USA).

  1.  
    1. Toute s semble donc avoir besoin d’un E. Seule une autorité contraignante peut instaurer un ordre sans lequel aucune vie pleinement humaine n’est pensable. Cf. la conception de l’état de nature (Rousseau, Hobbes, Locke…).

    2. Conséquence d’une absence totale d’E : le droit du plus fort. Cf Rousseau


  1. Comment sortir de l’aporie?

    1. la nécessité de l’E : arbitre des intérêts particuliers s’opposant au sein de la société, détenteur légitime de la violence, garant de la paix et tranquillité civile.

-> la question est plutôt : quel E est-il à craindre ?

  1.  
    1. la solution de la souveraineté : si la pouvoir que détient l’E a pour origine la volonté du peuple, alors ce dernier l’acceptera et pourra supporter les contraintes qu’il fait peser sur lui. En outre il est possible d’établir un contre-poids à la toute puissance de l’E (cf. séparation des pouvoirs chez Montesquieu, notion de contre-pouvoir)

    2. pour une nouvelle idée de la démocratie : ici le pbl consiste à savoir comment l’E peut le plus adéquatement incarner la volonté du peuple qu’il est sensé servir. Cf ; notion de démocratie directe chez Arendt



Par skepsis
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 20:03

Plusieurs personnes me posent des questions concernant la méthode. Je crains qu'il n'y ait pas de recette miracle : en matière de réflexion, méfiez vous de ceux qui "savent" et prétendent donner une méthode toute faite.

L’attention de ceux qui s’interrogent se porte surtout sur la question du nombre de parties. Il ne faut pas en faire une question de principe : si votre démonstration se fait en 4 temps, faites 4 parties, si elle ne nécessite que 2 temps, n'en faites que deux.

Si vous avez besoin de consacrer une partie entière pour définir les termes du sujet, faites le : il vaut mieux que les concepts soient correctement élaborés plutôt qu’ils ne le soit pas du tout. C’est juste artificiel. En effet, je ne vois pas comment introduire la question et construire le problème - ce qui se fait dès l’introduction- sans avoir au préalable défini les termes du sujet. Sans définir, ne serait-ce que de façon minimale, comment introduire le sujet? En outre, le travail de conceptualisation se fait tout au long de la réflexion : il se peut qu’à l’occasion du développement de la pensée, il soit nécessaire de redéfinir les notions et le travail de la pensée devrait conduire à préciser le contenu du concept, quand il ne conduit pas à le revoir totalement. Si la conceptualisation stagne, à quoi bon réfléchir? C’est souvent en travaillant la définition du concept que l’on fait avancer les choses et parfois le problème ne se pose que parce que la définition couramment retenue n’est pas adéquate.


Par skepsis
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 20:22

Définition.

l'individu est « un tout anatomiquement isolé et fonctionnellement autonome ». Ramdaud

voilà qui répond bien aux caractères fondamentaux de l'individu biologique : il se présente comme un tout composé de parties mais ne peut être divisé puisque les éléments qui le composent ne sont pas juxtaposés mais organisés, de ce fait aucun d'eux ne peut être retranché de la totalité sans périr et sans que le fonctionnement du tout s'en trouve perturbé. Chaque fragment est indispensable à l'existence normale du tout et réciproquement aucune partie du tout ne saurait se comprendre sinon par relation à l'ensemble des autres parties. La racine n'existe que par rapport à la feuille ou à la tige, lesquels se détruisent dès lors qu'elles n'appartiennent plus à l'arbre. Idem pour les organes du corps.

Par skepsis
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /Déc /2008 14:58
(article conservé pour les commentaires)
Ce blog est destiné à tous ceux qu'intéresse la philosophie et, en premier chef, ceux qui passent des examens ou concours.
Les rubriques en sont :

1. la philosophie : généralité

2. la philo au baccalauréat

3. la philo à la fac

4. la philo en classes prépa :
    a. littéraires
    b. scientifiques et commerciales : "les énigmes du moi"

5. les concours de l'enseignement

6. culture générale

Tous vos sujets de réflexion seront les bienvenus
Par skepsis
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés