Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 08:17


La vie en commun ne devient possible que lorsqu'une pluralité parvient à former un groupement plus puissant que ne l'est lui-meme chacun de ses membres, et à maintenir une forte cohésion en face de tout individu pris en particulier. La puissance de cette communauté en tant que " droit " s'oppose alors à celle de l'individu, flétrie du nom de force brutale. En opérant cette substitution de la puissance collective à la force individuelle, la civilisation fait un pas décisif. Son caractère essentiel réside en ceci que les membres de la communauté limitent leurs possibilités de plaisir alors que l'individu isolé ignorait toute restrictions de ce genre. Ainsi donc la prochaine exigence culturelle est celle de la "justice ", soit l'assurance que l'ordre légal désormais établi ne sera jamais violé au profit d'un seul. Nous ne nous prononcerons pas sur la valeur éthique d'un tel " droit". Poursuivant son évolution, la civilisation semble alors s'engager dans une voie ou elle tend à ne plus faire du droit l'expression de la volonté d'une petite communauté- caste , classe ou nation -, celle-ci se comportant à son tour, à l'égard d'autres masses de meme genre mais éventuellement plus nombreuses, comme un individu pret à recourir à la force brutale. Le résultat final doit etre l'édification d'un droit auquel tous- ou du moins tous les membres susceptibles d'adhérer à la communauté- aient contribué en sacrifiant leurs impulsions instinctives personnelles , et qui d'autre part ne laisse aucun d'eux devenir la victime de la force brutale, à l'exception de ceux qui n'y ont point adhéré.

Par skepsis - Publié dans : la philo au baccalauréat - Communauté : Philosophie académique
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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 05:26

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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 05:21

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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 17:45

Max Weber définissait l'Etat comme l'instance détentrice du "monopole de la violence légitime". C'est précisément au moment où elle devient légitime que la violence se transforme en force : quand la violence se soumet à une finalité juste, on parle alors de force et elle devient un moindre mal. Tout le problème est de savoir si la cohésion sociale constitue une finalité de ce type. En effet, il semble nécessaire de faire usage de la force pour maintenir la cohésion sociale, cependant se demander ce qui est légitime ne revient pas à constater une nécessité de fait mais à s'interroger sur ce qui doit être de droit. Le maintien de la cohésion sociale constitue-il un but juste qui légitimerait l'usage de la force ? La fin justifie-t-elle ici le moyen? L'usage de la force n'est-il pas en réalité un aveu de faiblesse? Il serait un dernier recours pour obtenir ce qui n'a pu être atteint par d'autresmoyens? La force ne figurerait-il pas en fait un mal -voire la mal absolu? Dans ce cas son usage ne pourrait jamais devenir légitime. Ou plutôt, cette fin n'aurait-il pas pour conséquence de détruire son objet . En effet la force établit un ordre, or il s'agit ici de cohésion : l'ordre évoque un état contraint et artificiel, partant rigide, alors que la cohésion implique une organisation spontanée et dynamique. Faire usage de la force pour maintenir cette organisation serait la troubler jusqu'à la dénaturer.

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Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 21:15

1. Souviens-toi que le désir est tendu vers son objet tandis que le but de l’aversion, c’est de ne pas tomber dans ce qu’on redoute. Si l’on est infortuné en manquant l’objet de son désir, on est malheureux en tombant dans ce qu’on voulait éviter. Donc, si tu ne cherches à fuir que ce qui est dépendant de toi et contraire à la nature, il ne t’arrivera rien que tu aies voulu fuir. Mais si tu cherches à éviter la maladie, la mort ou la misère, tu seras malheureux.

2. Supprime donc en toi toute aversion pour ce qui ne dépend pas de nous et, cette aversion, reporte-la sur ce qui dépend de nous et n’est pas en accord avec la nature. Quant au désir, pour le moment, supprime-le complètement. Car si tu désires une chose qui ne dépend pas de nous, tu ne pourras qu’échouer, sans compter que tu te mettras dans l’impossibilité d’atteindre ce qui est à notre portée et qu’il est plus sage de désirer. Borne-toi à suivre tes impulsions, tes répulsions, mais fais-le avec légèreté, de façon non systématique et sans effort excessif.

 

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